Luy de Lacoustouille

Programmes NM3

du samedi

 

CLB / Val d'Albret

Lu dans Sud-Ouest

 

Le match

Coteaux du Luy /

 

vu par J.-Louis SIMON,     ICI

 

NOUS CONTACTER : infoscoteauxluybasket@    orange.fr                                                       

Luy de Lacoustouille

Bonjour chers petits amis de la rubrique           06/09/07

 

L'été touche à sa fin, c'est la reprise partout, à l'école, au travail, au basket et à l'Oeil de Lacoustouille. Pour vous remettre en forme, nous vous avons réservé quelques petits devoirs pour nous assurer que vous avez bien travaillé pendant les vacances.

 

PETIT KOUISE DE RENTREE :

 

Mon 1er est une salade

Mon second est une salade

Mon 3ème est une salade

Mon 4ème est une salade

Mon 5ème est une salade

Mon 6ème est une salade

Mon 7ème est une salade

Mon 8ème est une salade

Mon tout est un écrivain photographe américain né en 1832 et auteur d'un conte merveilleux que pourrait aimer la fille d'un maire de Monségur (...)

 

La réponse est à donner chez Marie-Laure où le vainqueur gagnera un lot "Vival" (sous réserve d'un achat de 200 € minimum).

 

2ème EXERCICE : 

 

Soeur Anne quitte le château pour faire des courses. Mais elle doit traverser le fleuve, le passeur lui demande 10 écus.

Le soir, Soeur Anne rentre, mais doit retraverser le fleuve. Le passeur lui demande 10 écus.

La morale de cette histoire aurait pu inspirer Edmond Rostand pour son plus célèbre personnage.

 

(Soeur Anne aux deux berges raque)

 

3ème EXERCICE :

Cours de Français

 

"Un papillon volage, près d'une pie passa. La pie qui était fort sage ne le happa pas."

Moralité : Quel bel appât que la pie ne happa pas...

 

 

Bon maintenant retour au basket.

 

Mercato ou ...  Merkatos

 

On a pu lire dernièrement dans la presse les soucis que nos amis de l'UDG connaissent avec le départ du serbe Zoric qui serait parti précipitamment dans son pays, bien que sa Dacia aurait été vue devant le presbytère de Joeuf (...) Le président Lamaignère et Denis Mettaie ont donc fait appel à Manousos, un joueur grec.

Du coup les joueurs de l'UDG sont dos au mur. On les comprend...

 

 

 

 


Luy de Lacoustouille

**NEW**

C'est la votre les gars...                                    17/04/17

 

A Xavier, Laurent, Will, Lolo, Aurélien, Paulo, Romain, Philou, Guéguette, Nico, Gillou, Landry, Fred, Pascal, Olivier et Régis...

C'est une semaine un peu particulière qui vous attend. On a tout dit ou presque sur cette finale, au bord du trottoir, sur les marchés, dans les champs, on a arrêté le tracteur pour commenter l'évènement. Oui vous allez disputer la Finale de la Coupe des Landes! Qui l'eût cru?

En écoutant les oracles et autres devins à la petite semaine, en  début de saison, il était question pour vous qu'un maintien en N3 serait une priorité, que la concurrence rendrait difficile à la vue de leur recrutement et que vous passeriez votre saison à vous débattre dans les eaux saumâtres de la relégation. C'est vrai qu'au départ des hirondelles, vous êtes rentrés fanny de Villeneuve, et, à la réception de Malaussanne Mazerolles vous aviez déjà la pression.

Les hirondelles sont revenues, et vous êtes peinards à une place enviable de beaucoup, au milieu du tableau. On ne vous a donné aucun match. Cette place, c'est la votre, vous ne devez rien à personne.

Et puis, il y a la Coupe Guy Candau. Certes la table est grande mais il n'y a que deux invités. D'après les sondages (c'est à la mode en ce moment), contre l'ASCH vous seriez un bon sparring-partner sans plus... Victoire. Contre le REAL, vous seriez une Blandine offerte aux fauves... Victoire. Samedi donc sera la finale.

Oh, ce n'est pas la première, loin s'en faut. Ici à Monségur, la gloire a depuis longtemps tracé ses sillons, comme cet historique doublé filles et garçons en 1996 (je crois) et 2002. La dernière c'était avec "Monségur-Mant" en 2006. Mais cette année c'est la première des Coteaux du Luy. Et c'est à vous les gars que revient le redoutable privilège de la jouer.

Les beaux parleurs vous diront : "vous avez une page blanche pour écrire votre histoire, allez-y!"

Et bien, je ne suis pas d'accord. Car en général, ceux qui font l'histoire ne sont plus là pour l'écrire, alors, si je peux me le permettre : chers petits, soyez pour une fois égoïstes, prenez cette semaine pour la votre, vivez cette finale comme votre récompense, elle est à vous et à personne d'autre... jouez-la!

C'est un monstre qui vous attend dans son antre. Là encore, seules, la folie, l'envie, l'intensité, après tout, ce sont vos armes...

Samedi il y aura huit autocars, soit une rame de TGV, un cortège de bagnoles, et des supporters de partout pour vous soutenir. Mais ce match n'appartient qu'à vous, ne pensez qu'à vous...

Quel que soit le résultat, la soupière ou les larmes, on s'en fout car vous avez gagné quoi qu'il arrive le plus important des matchs : l'amour de tout un peuple...


Luy de Lacoustouille

**NEW**

Paper or not paper                                                  17/04/17

 

Il y a quelques semaines, j'ai eu le bonheur d'aller assister à un match du Tournoi des 6 nations dans le pays où tout le monde ou presque rêve d'aller : l'Irlande. Là-bas, Dublin est à mon avis peu représentative du reste de l'Irlande, réputée pour la beauté de ses paysages et l'hospitalité de ses habitants.

Dublin, c'est une ville de bosseurs, de taiseux, une ville portuaire, avec ses côtés pile et ses côtés face... Mais c'est surtout ses pubs qui sortent de l'ordinaire. Le décrire ici serait trop long, d'ailleurs il y avait pas mal de Luycontins ce week-end là à Dublin. Ils vous le diront...

Donc au matin du 3ème jour, je me trouve dans l'ascenseur avec mon ami Michel Pancaut, basse comme moi à Enchant'Mant, et, en descendant, je lui dis que le rouleau de papier hygiénique des toilettes commençait à s'amincir et qu'il serait opportun d'envisager une recharge avant le coup dur. J'arrive devant une jeune femme apparemment employée de l'établissement et je lui demande avec mon anglais bancal(1) : Hello! Haveillou pépèr toillet for ze bèderoum numbère hèytin plize? .... La jeune femme me regarde avec des yeux ronds, au dessus sur l'arcade orbitale elle arborait sept ou huit anneaux de piercing comme autrefois chez nous les vieilles truies qui renversaient l'auge... Je m'y reprends : Plize missis, haveillou pépèr forze toillet? ... A mon avis, dans la nuit, elle avait du consommer de la laitue jamaïcaine...

Du coin de l'oeil, je vois Pancaut se tordre de rire. La nana se retourne, fouille dans un buffet. Ah! Enfin! Elle a compris! C'est pas compliqué un rouleau de P Q! Quand même!!! La fille revient avec... une boîte de...  poivre.... Je regarde Pancaut, il est explosé de rire avec un immense rouleau de papier toilette dans les mains...

 

(1) A l'école, j'ai fait 4 ans d'anglais, et ma meilleure note fut le 6 mars 1972, 1 sur 20. J'aurais pu mieux faire, mais la prof m'a mis à la porte au bout de 10 minutes. Du coup, j'ai raté un voyage à Nouille orque....


Luy de Lacoustouille

Votez Fillon!                                                      25/03/17

Tout allait bien pourtant ce 24 mars, il faisait beau, c'était vendredi (vendredi jour de morue, semaine foutue!) et le soir aurait lieu LE MATCH, face au REAL, en demi-finale de la Coupe Guy Candau... Pour moi journée normale ou presque, balade entre Nive et Garonne, à savoir Marmande le matin et Biarritz l'après-midi. Un beau voyage à travers notre belle Aquitaine (l'ancienne pas la nouvelle) oui, mais pas dans un autocar panoramique, dans un camion tout ce qu'il y a de plus banal... avec en plus deux cargaisons de boustifaille. (Je ne vais pas critiquer mon boulot car mon chef vient souvent dans cette rubrique...)

Marmande est livré, je rentre à Mont 2, reste Biarritz. Il est 16h quand je décolle. Je pense au match et aux gars qui vont le jouer. Je pense aussi aux 25 lignes et aux deux déclarations que j'enverrai demain à Sud-Ouest, comment je vais m'y prendre si on perd, si on gagne... Le paysage défile, les pins, puis au loin se dessine la Rhune, Biarritz est en vue. Il est 17h25. Dans 5 minutes je suis à quai, à 18h00 je repars, à 19h30 retour à Mont 2, à 20h15 maison, douche, habillage, 20h45 direction Samadet. Ah oui, j'oubliais! 20h45 un morceau de jambon, un verre de rosé, donc départ à 20h50...

Et là c'est le drame! 17h27, je passe le péage de la Négresse (c'est pas du porno). Devant mes yeux, c'est l'apocalypse! Le cauchemar! L'horreur! Tout le boulevard qui va du péage à l'aéroport, soit 2 km, est complètement engorgé de bagnoles! Il y en a à perte de vue! Sur deux files!!!! Mais où vont tous ces abrutis me dis-je? Le match BO - Albi n'est qu'à 21h00?!?? J'ai d'abord pensé à un tsunami annoncé, et que les Biarrots quittaient la ville pour se réfugier sur les hauteurs... Renseignements pris auprès d'un cycliste, le tsunami en question, c'était Fillon qui tenait un meeting dans une salle à deux pas du .... Leclerc... ma destination...

Le tsunami a tout emporté, y compris la demi-finale de la Coupe des Landes, j'ai perdu deux heures dans cette histoire. Il est 21h00, je rentre vers Mont 2, il fait nuit, Mireille fera l'article, il pleut sur la route.

Soudain le téléphone sonne, un message, c'est Doms, il y a écrit : Votez Fillon... Ha ha ha!!


Luy de Lacoustouille

Vuelta  (suite et fin)                                             15/12/16

 

Note de la rédaction : 

Chers lecteurs, vous avez remarqué le retard avec lequel cette parution est éditée, nous vous devons quelques explications. Les évènements qui se sont déroulés cet été sur le plateau du Bénou ont été qualifiés de grave par les autorités locales. Après de longues semaines de négociations avec les avocats au sujet des acteurs de cette aventure, qui ont déjà fait l'objet des grands titres de "l'Oeil de Lacoustouille" et qui se trouvent en être encore les héros plus ou moins involontaires (...) il a été décidé de garder strictement l'anonymat des gens ayant participé à ces évènements. Donc, chers lecteurs, aucun nom ne sera dévoilé en accord avec Dominique C.... maire d'une des communes concernées... Veuillez nous en excuser.

Donc, au moment où la famine guettait notre petit monde, après que Michel L.... dit B...B... eut fracassé bouteilles et oeufs sous les roues du pick-up d'Eric B... dit PL..., le salut arriva avec le ravitaillement apporté par Olivier L... dit PL... sous la forme de volatiles prélevés dans son élevage.

Comme une flamme animée par le vent, la joie et l'apéro s'emparèrent du Bénou. On a mangé (6 piocs), on a bu des quantités de vin que la décence nous interdit de mentionner ici, on a dansé, on a allumé un feu et on a même joué à "il court, il court le furet du bois Mesdames"... Ce n'est que très tard dans la nuit que nos amis, harassés par une saine fatigue, partirent rejoindre leurs couchettes pour le sommeil des justes.

A partir de ce moment-là, que s'est-il réellement passé? Car d'après les enquêteurs, il y a dans la troupe un "empoisonneur", un "Dracula", bref : un "ASSASSIN"! Profitant de la nuit noire, (vu qu'il n'y a pas de lumière dans la baraque) le malfaisant a du profiter de la pénombre pour mettre dans les verres de deux d'entre-eux une mixture infernale, satanique, qui une fois ingérée par la malheureuse victime, produit dans son tube digestif une révolution apocalyptique! A côté de laquelle la "turista" est une constipation sévère...

Comme dit plus haut, il n'y a pas au Bénou d'électricité, ni d'eau ni de toilettes. Ces dernières se trouvent derrière un bouquet de hêtres au bord du torrent. Notre bandit avait "bien fait les choses", sachant la victime prise au piège et endormie, il la ligota solidement à la chaise. Ce qui devait arriver arriva. La victime, Marc P... dit B..Y..C, pilote de Caterpillar dans le civil, fut pris d'une extraordinaire envie de PoPo. Chers amis, imaginez la scène, dans la prairie sous la lune, au milieu des vaches et des moutons, un homme sautillant à pieds joints, une chaise attachée sur le dos, disparaître derrière le bouquet de hêtres et laissant échapper un râle de soulagement...

Et l'autre victime me direz-vous, qu'en est-il advenu? Et bien la seconde victime, un certain François L... (aménagement et espaces verts) avait choisi de dormir là-haut dans le donjon pour son panorama exceptionnel, il est vrai que par beau temps on aperçoit le Mont Saint-Michel... Et là aussi, notre pauvre homme fut pris d'une terrible envie de faire pipi. Mais le monstre avait pensé à tout! Il avait enlevé la poignée à l'intérieur de la chambre de François L... dont la vessie prenait des proportions inquiétantes. Ses plaintes réveillèrent un gars moins plein que les autres. Libéré, il partit en courant, les yeux jaunes, derrière le bouquet de hêtres au bord du torrent. Manque de bol, les toilettes étaient occupées....

                                          

 

 


Luy de Lacoustouille

Vuelta                                                                   15/09/16

 

Aux Coteaux du Luy, il n'y a pas que le Basket pour assouvir les passions, il y a aussi le vélo. Il n'y qu'à voir, le dimanche matin au bar le Callejon, venir se désaltérer les rois de la pédale, les fondus du dérailleur, les cramoisis de la cuisse... Certainement un des sports les plus difficiles, ou, avant de descendre une côte, il faut savoir la monter...

Il y a bien sûr les supporters qui lors du Tour de France, peuplent les bords de nos belles routes. Et dans les cols de montagnes, ça vire à la folie; les crétins qui suivent en courant les coureurs au bord de la rupture, et qui leur rotent de la chipolata à moitié digérée à travers la gueule! Il n'y a que Bernard Hinault qui avait eu la force d'envoyer un uppercut à un spectateur qui lui avait dégueulé du boudin et de la moutarde sur son beau maillot jaune... Ce sport déchaîne les passions...

Cette année la vuelta, l'équivalent du Tour de France version Espagnol, passait par le plateau du Bénou. Sur cette paisible estive se trouve une concession des paroisses des Coteaux du Luy,  aux premières loges pour assister au spectacle.

Après des préparatifs minutieux, la Péna "Raymond Poulidor" de Monségur, forte d'une vingtaine de membres passionnés de valves et de boyaux,  s'en est allée donc sur le plateau Ossalois... Là, pas de vélo pour monter, non, des Pick-Up chargés de victuailles, bières, vins plus ou moins fins, liqueurs anisées, serviettes et papier toilette... L'eau coule à la fontaine...

Ce paisible lieu fut jadis restauré par l'Abbé Labat. Les paroissiens et les paroissiennes y allaient se recueillir les soirs d'été en contemplant les étoiles, dans une douce sérénité à peine troublée par le bruit des sonnailles. Pas mal de paroissiens de cette époque lointaine les ont rejointes (les étoiles)... Maintenant la bergerie est une "bodéga' d'altitude qui sert à tester le phénomène de la digestion par manque d'oxygène...

Notre équipe arrive donc au Bénou, on décharge dans la bonne humeur les victuailles, la plancha, la gnôle et là, c'est le drame!!! Que s'est-il passé? D'après les témoins présents sur les lieux, ce serait le Glaude, pour d'autres Tigana, on a même avancé le nom de Boubou... Un emballage mal refermé, dans lequel se trouvait flacons de nectar, mais aussi et surtout les oeufs, a cédé sous le poids des vivres et de couler pinard... et lait de poule entre les pneus du 4x4...

Qu'allaient devenir nos amis désormais privés de boustifaille? Revenait en mémoire l'odyssée des infortunés Uruguayens, avion dans un glacier andin, perdus et oubliés de tous, obligés de se bouffer entre eux... Le spectre du cannibalisme planait sur le Bénou.

La suite des SURVIVANTS DE L'EXTREME dans quelques jours...


Luy de Lacoustouille

                                                                                          05-09-16

 

Bonjour mes petits amis! Je suis de retour! Mais non je n'ai pas disparu! Les bruits les plus fous ont couru à mon sujet : il est parti dans un ermitage Aragonais; des touristes l'auraient vu faire du strip-tease dans un lupanar d'Istanbul; ou encore, d'autres l'auraient aperçu, déambulant sur le front de mer de Biarritz en compagnie de Dave... NON!!! Rien de tout cela, je suis toujours ici, à Mant, dans mon écrin de verdure, à profiter à plein poumons des effluves des chapons de mon ami Pem, oiseaux annonciateurs d'opulentes tablées "noëliques"...

Me voici donc chers amis, pour une nouvelle saison aux Coteaux du Luy!


Luy de Lacoustouille

       Les poules                                                                  05-09-16

 

La grippe aviaire a fait de terribles ravages dans nos belles campagnes. De par la décision d'un technicien, non, d'un ingénieur, non, d'un crétin, c'est ça! D'un crétin qui a décrété (un crétin ça décrète) d'éradiquer tout oiseau portant palmes en bout de pattes et ce, jusqu'à nouvel ordre! C'en était fini des canards et des oies qui peuplaient joyeusement les prairies Luycontines. Volatiles aux succulentes promesses,  immolés sur l'autel de la technocratie. Mesdames les cuisinières, carrés de poisson et surimi probables sur les tables de réveillons...!

Qu'elle est triste notre campagne sans canards! Sans oies! Plus un seul palmipède! Rien... Les mouettes du Luy, les pélicans d'Agès avec leur bec à patte d'éléphant, les fous de Bassan, les pas fous aussi, tout a foutu le camp! Même l'odeur de la merde nous manque! Les routes boueuses! Quelle tristesse! Il ne reste que des poulets, jaunes dans les champs, bleus aux ronds-points. Maigre consolation... (pour les jaunes uniquement) et les poules??? Qu'est-il advenu des poules? Embastillées qu'elles étaient nos poules!! Aux fers!!! Au mitard!!! Un coq chantait et c'était le GIGN! Les tireurs d'élite! 400 paras! 200 légionnaires! 8 tanks! 2 rafales! et ... une amende au propriétaire de Chanteclair...

Chaque matin en allant prendre le café chez Marie-Laure, dès que j'apercevais Véronique Costedoat, je demandais : "Alors, les poules...? ... Sa réponse? "...Toujours rien..." Mon angoisse grandissait de jour en jour. Pour moi, HDC, ASCH, ESMS, Elan Tursan et Stade Montois avaient dû être abattus pour des raisons sanitaires... ou autres.

Ce n'est que très tard, quand le vide sanitaire fut levé que l'on connut les poules 2016-2017. Et certainement, comme nous étions encore... sains, on nous a séparé du reste des Landes... Nous devrions aller loin là-bas vers Rodez et son Aligot, ou Tulle et son fromage de Hollande... Bonne saison quand même!


Saison 2015/2016

Luy de Lacoustouille

Coffey-choc                                                                29-09-15


Le match contre Val-d'Albret a été le théatre d'un drame qui, en d'autres lieux (Pozoblanco, Colmenar Viejo ou Arles) aurait traumatisé la foule, ici, c'est l'hilarité générale qui a prévalu... 23ème minute, les Luycontins comptent un retard de 7 points. Les visiteurs font le forcing, le Franco-Américain Coffey tente une interception, part comme un frelon en diagonale, perd ses appuis et fait une violente sortie de piste en direction de la table de presse. L'Amerloc avait un choix rapide à faire. Sachant qu'il ne redresserait pas sa trajectoire, soit il écrabouillait ses copains de la Dépêche et le stateur, soit il pulvérisait la souriante Alexia. Il a pris le parti, en tant que bon pilote, de rentrer dans votre serviteur... Résultat : coupure instantanée de courant (5 secondes), lunettes fracassées et ouverture partielle du pôle nord de la boîte crânienne. Départ vers le bloc où le Professeur Bernès prodiguera les premiers soins. L'homme a du répondant, il revient en piste pour finir le travail concerné. Le lendemain il a été aperçu faisant la marche Socoa-Hendaye, avant d'aller manger du bovin du côté de Passajes...

Mais si je vous ai parlé de ces deux cités espagnoles plus haut, c'est que les infortunés diestros qui y ont trouvé la mort, étaient là pour remplacer un confrère absent; l'un Luis Rena, et l'autre Antoniete. Samedi soir, à Monségur, c'est la 1ère fois depuis la 1ère union ASMM, que j'utilisais cette place. Avant le match, Alexia, la jolie descendante de Placiat a insisté pour être à droite contrairement à d'habitude où elle se place au milieu. Vous vous doutez bien qu'avec mes manières de gentleman, ses désirs sont des ordres, je n'ai pas discuté, et j'ai donc pris la place du grand brûlé...

Là où j'ai compris l'insistance de la belle, c'est en discutant avec mon voisin de gauche (la Dépêche). Il avait à mon avis, pour diner, mangé des harengs séchés, des fruits de mer passés, du munster, accompagnés d'un cépage de 1er prix, et se battait farouchement contre une digestion tendue. S'il avait eu la mauvaise idée d'éternuer, nous serions 280 à Layné...



Luy de Lacoustouille

L'automne                                                                    26-09-15


Monsieur et Madame ont garé le camping-car dans la grange des beaux-parents, (vu que c'est le leur) madame arbore un bronzage de star, monsieur, lui, a encore la voix éraillée des multiples férias à parler toros, vaches ou rugby dans l'atmosphère moite et anisée des bodégas. Les enfants reprennent le chemin de l'école. Sur les fils électriques au dessus, une douzaine d'hirondelles alignées pour leur grande traversée, les observent.

Je ne veux pas vous plomber le moral, mais cela sent l'automne. Dans le hall à côté, dès la nuit tombée, on entend le crissement des chaussures sur le sol, les coups de sifflets du coach, quelques gueulantes et l'immuable baoum-baoum baoum sourd du ballon.

C'est également la saison des grandes incertitudes. Paul est parti à la Préfecture, Ion lui, est allé visiter la Chalosse profonde et Mathieu a rejoint les siens. L'été a laissé des traces ici aussi : Lolo, Rémi et Guéguette sont en souffrance dans leurs corps et auront du mal à s'aligner le jour du grand départ de cette saison qui s'annonce...

Bien sûr comme chaque année à pareille époque, on attend avec impatience la composition de la poule. Et, à sa connaissance, ce fut comme d'habitude la grosse effervescence. Les gens partent dans tous les sens : les uns vont acheter des fanions, des cornes de brume, des tenues aux couleurs Luycontines, (en vente bientôt dans les salles)... Les autres un brin plus pessimistes, partent au surplus américain voir s'il reste des casques lourds, des parachutes ou des gilets pare-balles... Dans la rue ou au zinc chez Marie-Laure, on commente la saison qui n'a pas encore commencé. Si les inquiets diront que la poule est "terrible", l'aficionado dira avec calme, qu'elle est bien présentée, qu'elle a de la gueule...

Nous souffrons ici, dans ce joli coin de Chalosse, du syndrome de David et Goliath. On ne voit que des adversaires assoiffés de sang, des anthropophages qui ne se déplacent qu'en bétaillère, accompagnés au vestiaire avec quatre cabestros, des monstres à vingt pattes qui ne feront de nos pauvres Luycontins qu'un tas de chair à saucisses dès que le buzzer aura retenti...

Moi, je m'en remets à nos dirigeants. Ils ont fait un recrutement en adéquation avec la culture et les moyens qui sont les leurs... On ne commence pas par hasard une ... 29ème saison en nationale! Si on était mauvais, cela se serait vu avant... Faisons confiance à Fred et ses gars. Souhaitons, bienvenue à Xavier, Borja, Steven et Bastien, aux blessés de revenir vite et :

QUE LA FÊTE COMMENCE!!!



Luy de Lacoustouille

Buz                                                                               26-03-15



Depuis dimanche dernier, on ne voit plus que ça! Dans la presse écrite, parlée, sur le net et les réseaux sociaux. Ce panier incroyable de Paul, ce "buzzer beater" vu des dizaines de milliers de fois, qui fait dire à l'intéressé, avec une modestie qui l'honore, qu'il préfère une Coupe des Landes à 50 paniers de ce type...

Sur Facebook nous nous sommes amusés à lire les commentaires : "Houuuuuuu! Houaaaaaa! On en rêvait, Paul l'a fait!, Grandiose! Génial! Extraordinaire!" Bref, que des mots ou des phrases bien en rapport avec ce qu'il faut bien appeler un truc qui sort du commun en termes de basket. Bien sûr, ces mots et ces phrases sont aussi les preuves de l'amour qui lie les Coteaux du Luy à ses supporters, et cette année, il faut bien le reconnaitre, ils sont gâtés. Ce "panier" dépasse à notre avis l'aspect purement sportif, il apparait comme un "cadeau" fait à ce public qui remplit à chaque match la salle, et quel que soit l'adversaire, il y a comme on dit en corrida, peu de ciment apparent sur les gradins...

Oui mais voilà! Dans tous les commentaires, il y en avait de moins sympathiques, et je dirais même trempés dans l'acide. Des mots de gens qui ont profité de Facebook pour donner leur avis un peu comme ceux qui sifflent copieusement un picador, et qui trois minutes après l'applaudissent en voyant les aficionados applaudir... Parler d'attentat en parlant de Lolo Loupoueyou sur le rebond du lancer, ou David Riesen est resté KO, ou pire un commentaire disant: "à montrer dans les écoles de basket"... (je dirais en substance, que si on montre la vidéo à l'école de basket d'Hagetmau, elle ne va pas traumatiser grand monde...).

Dommage que ces images qui honorent le basket landais soient ternies par des commentaires de café du commerce, d'autant plus que dimanche matin, David Riesen lui-même, a téléphoné au président Luycontin pour le rassurer sur son état, dire aussi que le "geste" était involontaire, et surtout pour remercier Lolo pour les soins prodigués...

Il faut parfois laisser le basket aux basketteurs, c'est encore eux qui en parlent le mieux...


Luy de Lacoustouille


A 65                                                                             14-03-15



C'est une version moderne de ces rois mages venus d'Orient pour honorer l'enfant Jésus selon l'évangile de St Mathieu (pas Lespiaucq, l'autre). Donc nous voici téléportés 2015 ans après.

Posons le décor : nos trois rois mages, traversent de nuit l'Aquitaine, en suivant scrupuleusement une étoile... Il y a là, Gaspard le sage, dit l'esclaque, qui a passé sa vie à fabriquer des machines plus ou moins volantes (voir Sud-Ouest du 10 mars). Ensuite, il y a Melchior (lire Kior), dit grande saucisse, lui est planteur de baobas ou autres cocotiers, et occasionnellement franchisseur de portails ouverts... Enfin le plus beau (...)! Balthazar, infatigable voyageur, et aussi vendeur de Rolex fabriquées à Dakar... Puis, il y a l'étoile. Qui donc mieux que notre Olivier Léglise pouvait tenir ce rôle? Lui qui en son temps (et aussi encore) fut une star.

Notre caravane de joyeux chameliers quitte les lumières de Bordeaux et s'enfoncent dans la nuit en direction du sud, les besaces pleines des points récoltés au passage à Tresses. Nos trois souverains se suivent dans l'ordre suivant : Gaspard, Melchior et Balthazar. Premier incident : Langon, sortie Pau par nationale, Gaspard s'engouffre dans la bretelle de sortie en suivant la citroën d'Olivier. Le problème, ce n'était pas Olivier... Ce dernier était encore derrière nous, après un petit retard au départ de Tresses. Retour sur l'autoroute, les longues lignes droites de la forêt endorment un peu la vigilance du groupe. Maintenant c'est Placiat qui mène la danse, on croise à 130 km/h, nous serons à Mont de Marsan à minuit et demie...

Oui mais voilà, Olivier est une étoile filante, et comme son nom l'indique, une étoile filante... ça file. Et bien sûr, les rois mages suivent l'étoile, filante ou pas... Mont-de-Marsan passe, la sortie de l'autoroute aussi, nous voilà à Aire ou Bernès paie les tickets pris à La Brède. La caravane se sépare, Bernès me dit : "Eh Lacoustouille, tu as l'oeil tout fait!!!"...


Luy de Lacoustouille


Arènes                                                                            04-11-14

 

 

Nous, gascons, nous connaissons très bien ces édifices, de la portative au colossal colisée nîmois, où un pan de notre culture s'exprime certains dimanches après-midi ou autre. Dans une arène se célèbre une tradition plus-que-millénaire, une sorte d'opéra où les rôles ne sont pas factices, et contrairement à tout spectacle, le héros peut y mourir! Spectacle souvent décrié par des "bien-pensants" abolitionnistes qui s'autoriseraient le droit de choisir à notre place une tradition inscrite dans nos gênes, nous gens du sud...

Lors d'un spectacle, tout peut arriver : la peur, la tristesse, la joie, le triomphe ou la mort. Pour les acteurs, qu'ils soient landais ou espagnols, c'est leur lot quotidien, aujourd'hui on triomphe et demain on peut finir au bloc... Il se trouve que certaines arènes quand les clameurs se sont tues, l'hiver, servent également de terrain de basket. Au soir du 20 septembre, je me trouvais à celles de Nîmes où Finito de Cordoba au son de l'Encantada, et Manzanares à celui du concerto de Aranjuez, nous avaient faits chavirer de bonheur. Ce jour-là au même moment, à 500 kilomètres de là, dans une autre arène, les petits gars de Fred Lanave triomphaient du REAL, et nous, nous avons fêté cela tard dans les rues de Nîmes...

Quarante jours plus tard, toujours dans une arène à Valence sur Baïse, la corne a ouvert les chairs des luycontins, à genoux, exsangues, battus, abattus... Là, pas de porte des consuls ou du prince, mais la petite en fer, là où personne ne te voit partir. Après, il y a le retour dans la nuit, avec la lune comme témoin, comme ceux qui traversent l'Espagne pour rejoindre le lendemain une autre arène, lieu d'une autre espérance ou autre illusion... Contre Tresses il faudra remettre l'habit de lumière comme si de rien n'était et repartir sur la voie du triomphe...


Luy de Lacoustouille

   

 La gamelle                                                                    09-01-14

 


C'est un brave homme, vaillant au possible, bienfaiteur du club et

comptant beaucoup d'amis. Son métier consiste à rendre agréable

l'environnement des gens qui en ont le besoin, l'envie et les

moyens.... Son physique rappelle vaguement celui d'une cigogne

ou un truc de ce genre, il est originaire des sables fauves du

bas Armagnac et il est jadis arrivé à Mant attiré par je ne sais pas

quoi, mais ça devait être agréable...

Il y a quelques jours notre héros (pour simplifier appellons-le

ZRHJK) a été quémandé par un client lui demandant un inventaire

de travaux autour d'un batiment industriel . Arrivant sur les lieux,

mince le portail est fermé ! dit-il à son ouvrier; n'en deplaise,

notre gaillard va enjamber l'obstacle (3 mètres de haut) ! aussitot

dit, tel un banderillero poursuivi, il atteint le faite de l'obstacle.

Là, les choses se compliquent, debout, en équilibre précaire,

le portail un peu agé se dérobe de traitre façon sous ses pieds,

et là, au lieu de l'envol majestueux d'un albatros, ZRHJK va

réapprendre les lois de la gravitation universelle. Tel un sac de

fèves, la courbe d'atterissage n'est pas celle qu'il avait prévue :

un magnifique bataccazo. Dans l'ordre d'arrivée : nez, front, bras

gauche, bras droit, dos, ventre, et enfin les pieds qui au départ

devaient être les premiers... Résultat : les urgences ont remplacé

l'apéro du vendredi soir.....Remets-toi vite François, on a besoin

de toi au club....... Ah oui ! j'oubliais un détail ... le portail n'était

pas fermé à clef ..........

 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

 

Le prophète a dit...                                                      24-09-14 

                                  

Il est entré un matin d'été dans le bar de Monségur. Il y a là des agriculteurs dans leur tenue sportswear tels une bande de surfeurs attendant un spot favorable... Notre homme n'a pas l'air normal; (d'ailleurs, y a-t'il quelque chose de normal dans cette rubrique?) Il se tourne vers le président (Thierry C.) et lui dit : "hips... j'ai rêvé qu'au premier match de la saison, nous irions battre le REAL dans sa piole...hips..."

Cette phrase fit exploser l'ire populaire surtout que les poules et le calendrier n'étaient pas encore sortis! On entendit de tout :abruti! Crétin! Socialiste! Crucifiez-le! Même Boubou qui racontait à son voisin l'histoire du fou qui repeint son plafond "tiens-toi au pinceau, j'enlève l'échelle...." lui dit : "si on t'écoute, on tombe de haut!..."

Notre pauvre homme couvert d'opprobe, s'en alla, la tête basse, honteux et triste...

Le soir du 20 septembre, il déambulait joyeusement au pied du colisée nimois, quand un éclair déchira le ciel et finit sa course dans le portable de l'ami Lataste. Le score du match s'affichat. Et celui-ci de s'exclamer : "hips...ils ont gagné hips...!!!"

 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Carnaval                                                                       12-03-14 

                                  

Il est difficile de faire un palmarès du plus beau déguisement sur ce qui a été vu ce samedi soir à Monségur. Cependant une mention spéciale sera accordée à l'équipe 3 "les playmates", ou les JO de Shollsi. Le prince Mandarin et ses soldats chinois, pas mal non plus. Et puis toutes nos filles, aussi belles les unes que les autres. Mais ce que nous avons remarqué, ce sont des troupes  de gens, ou plutôt de filles, déguisées aussi, que l'on ne connaissait pas, soi-disant de Mont-de-Marsan, également plus tard des garçons venus de l'extérieur, avant bien sûr la grosse avalanche de fin de match où déferlent les autres clubs.

Ce que l'on peut en déduire c'est que le carnaval est devenu une "date", pas seulement pour les Coteaux du Luy, mais aussi pour d'autres gens qui trouvent notre fête attractive et y trouvent une ambiance qu'ailleurs ils ne trouvent pas ou plus...

 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Peyre, ville rose?                                                        12-03-14 

                                  

En entrant dans la boutique d'un "honnête" commerçant de Hagetmau, mon regard a été attiré vers une grande photo pendue entre les saucisses de Toulouse et le boudin béarno-bigourdan. Voyant mon air intrigué, Michel le patron éclate de rire et me dit : "tu les reconnais"? ce sont les Peyrois! "Mais si je te jure, il y a leurs signatures"! Et en effet, je reconnais les griffes de notre président, Campi, Nono et tous les autres. Sur la photo, un char de la "Pink Parade" d'Amsterman sur lequel dansent des êtres plutôt rares dans nos contrées. "Mais si, insiste le boucher, c'est eux, regarde bien!" 

Explications : Notre joyeuse clique faisait escale aux Pays Bas en rentrant de Cardiff où ils avaient assisté à une déculottée en règle de 15 pintades, et ont continué avec des plumes bien placées, avec la large ouverture d'esprit que nous leur connaissons bien. Peyre ville Rose? 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Quand Dieu s'y met...                                               08-12-13

 

A la mi-temps du match ESMS- CLB, nous allons dans la salle attenante du hall boire un gorgeon, histoire d'oublier la grosse chaleur qui règne dans la salle et aussi le -5 des Luycontins. Une dame, maîtresse des lieux, s'inquiète : ça sent le crâmé! (signe  du destin, mais on ne savait pas encore) En effet , il y a là, une crêche dressée à l'approche de Noël. C'est une sorte de grange avec sa charpente, de la paille et du papier kraft pour sympboliser les murs... Or ce papier avait été placé un peu près d'un lampadaire et commençait à se consumer. Des bras masculins déplacent la grange en question, histoire d'éviter à l'enfant Jésus une surchauffe post-natale...

Quarante minutes plus tard, et l'incroyable victoire Luycontine, nous accourons fêter cela... Soudain, un joueur sociétaire de l'ESMS entre dans la salle et là : l'édifice de la nativité s'écroule sur la sainte famille. La dame de tout à l'heure fouille les décombres , il n'y a plus personne... Jésus , papa Joseph et Marie avaient fui aux premières secousses d'après l'enquête.

Au retour, dans la nuit froide, un âne et un boeuf paissaient tranquillement en bas de Coudures...

 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Gégé, Fifi, Roro                                                           23-11-13

 

 

Ils sont unis comme les trois doigts de la main d'un maladroit à la raboteuse. A chaque match, ils arrivent simultanément, et bien sûr, prennent place côte à côte. Toujours en face de la ligne médiane, au troisième rang, comme le font les grands aficionados de la Réal Maestranza de Séville, toujours prêts à apprécier le moindre pli sur une cape ou un trincherazo sublime mais si furtif du grand Curro! Ici, Gégé, Fifi et Roro viennent voir "leur" équipe : ils souffrent, suent, rient, pleurent, gagnent ou perdent avec elle.

Mais qui sont nos trois compères? Gégé, est un aficionado de pointe ou plutôt tauromache comme on dit en Chalosse. La casquette vissée sur l'oreille, il connait toutes les Ganaderias, toutes les vaches, tous les écarteurs de Joseph Coran à Loïc Lapoudge, en passant par Duplat ou Ramuntchito. Un peu chauvin, il aurait un petit penchant pour la "Dargelos"; il est vrai que son beau-frêre, notre "Bernès s'y est couvert de gloire... Gégé a une critique froide et réfléchie et, comme dans la poussière des arènes, il détecte le beau geste ou le batacazo.

Fifi a des allures de dandy droit, altier, il semble mesurer ses moindres gestes, toujours tiré à quatre épingles, un tantinet séducteur. Il n'a qu'un défaut : il est pessimiste. Tu lui donnes un avion, il court s'acheter un parachute! Un bateau? Une bouée! Il est comme ça Fifi. Sur les gradins, tu l'entends donner des conseils aux joueurs, et, comme Guy Bedos, il crie : passe!!! Mais paaaaasse!!! Et comme toujours, l'arbitre siffle trop tôt ou trop tard...

Enfin Roro, ancien chauffeur de camion, il a jadis sillonné tout le sud de la France, connait sur le bout des doigts l'adresse de tous les restaurants routiers, de Béhobie à Clermont-Ferrand et de Nantes à Foix. Lui est plutôt du genre calme, assez inexpressif(c'est le sang froid), il garde ses émotions pour lui. En bon camionneur, il voit après le virage, et dit : "si on monte, on rétrograde, si on descend, on monte dans les tours"... Comprenne qui pourra!!

Tout ce petit monde se retrouve le dimanche matin chez Marie-Laure, qu'il y ait eu défaite ou victoire; et ça commente devant un café la rencontre de la veille. Le seul souci, c'est qu'ils sont rarement d'accord sur le match. Alors ils parlent d'avenir. Gégé ira voir la présentation de Dargelos à Arzacq, Fifi lui à la quinzaine de l'extincteur et seul Roro parlera(pour la trentième fois) de sa rencontre avec Lulue la Nantaise qui lui faisait un couscous Breton soit-disant sublime...

 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Scène de ménage                                                          12-11-13

 

 

Les supporters présents lors du match d'Auch l'auront constaté, Thierry Cazaubieilh qui avait pris une RTT, a laissé sa serpillère à son alter-égo Philippe Darribère. Je nourrissais quelques inquiétudes quant à sa capacité à agiter le manche... Puis l'inévitable moment arriva où l'arbitre lui fit signe de venir effacer les traces de sudation qu'un auscitain avait laissé sur le sol à la suite d'un croisement serré avec Landry Dulau. Philippe s'approche de la flaque, se penche de façon auguste et se met à agiter le manche d'avant en arrière en accélérant la cadence, sous l'oeil amusé et attendri de Chantal présente à la barrera du koop. Il paraît qu'il a voulu rééditer son exploit à la maison: il a passé la bombe de "pliz" sur la table du salon, a pris trois mètres d'élan, résultat : téléviseur explosé, le vaisselier couché, atterissage sur le canapé et fracture de la clavicule pour le chat qui avait eu la mauvaise idée d'y passer la matinée... Courage Président! C'est le métier qui rentre...

 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

La malédiction des serpillères                                    16-03-13

 

 

Cette fois-ci, c'est sûr, il y  a dans la salle de Monségur une malédiction pour tout être qui touchera cet objet satanique! Désormais, l'infortuné mortel qui touchera une serpillère, se verra frappé par le mal!! Il entendra une sorte de coup de sifflet, et puis : le chaos. D'abord, une forte poussée de fièvre due à l'émotion du moment, puis sera sujet à des hallucinations : il se verra tantôt conducteur d'engins ou désosseur de jambon. Ensuite, pris par une sorte de somnambulisme, il partira vers le haut des gradins ou au fond des vestiaires.

Détail navrant, il déclenchera l'hilarité générale (le rire de Satan). Seul remède, l'eau bénite à boire en très grande quantitié; (si celle-ci fait défaut, la remplacer par de la bière)...c'est pas mal non plus...

Et oui chers lecteurs, la dernière victime du démoniaque instrument ménager a été Régis Lafituque! Frappé en pleine force de l'âge par la colère des Dieux. On pensait que la mésaventure de Bayoc était un accident, là, cela ne permet plus aucun doute, ces têtes plates avec des "dread-locks" rappelle trop le rite vaudou!

Ginette partira demain au bout de la lande, fera brûler ces objets "cabalistiques" les arrosant abondament de sel, en chantant des incantations exorcisantes! ça fait froid dans le dos!

 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Le chant du coq                                                             02-03-13

 

 

22h16. Le match est fini depuis un moment déjà, et l'heure est venu d'aller à la réception des sponsors. Et là, grand moment de solitude du maître coq qui demande à ses congénères du poulailler de l'accompagner lors de son discours de bienvenue. Ah! Il fallait le voir notre brave Michel féliciter joueurs et assistance dans une tenue qui était loin de rappeler les officiers soviétiques d'avant la perestroïka... La délicieuse représentante de la banque agricole dans son tailleur chic, a écouté dubitative notre gallinacé faire son discours avec la même aisance qu'à Paris, Bruxelles ou ailleurs. Bravo M. le Maire, crête basse!!

 

Peyre Zone portuaire 

 

Qui ne connait pas la zone portuaire de Peyre sur l'estuaire de la Rance. Terminal pétrolier, entrepots de containers, et, comme toute zone portuaire, les petits commerces destinés à vendre du plaisir aux équipages du monde entier. Et justement, à l'occasion du carnaval des Coteaux du Luy, les employées des "lupanars" sont venues se divertir, montrant des charmes qui appartiennent au temps de la marine à voile... Il y avait Campinette dite "disjoncteur", Manouta dite "moules-frites", Massouta "ultra-brite", Nonola "roundup", Durtouniquette dite "la seiche à l'encre", ou encore Daubinette dite "côte à l'os", etc, etc... Toutes ces braves femmes reprenant leur travail dès dimanche matin : trois vraquiers, un pétrolier et deux porte-containers étaient en vue au large de la baie du Tardan...

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Le banni                                                                         09-02-13

 

 

Cela fait des décennies que sa serpillère essuie la sueur de plusieurs générations de basketteurs, on connait son geste auguste quand il frotte le parquet, frôlant parfois les chevilles d'un adversaire trop adroit. Mais hier soir, sa carrière a pris un coup d'arrêt. Qu'a-t'il fait? Qu'a-t'il dit? L'homme en gris court vers la table, on appelle la responsable de salle, elle s'avance vers la présidence technique, et là, ordre lui est donné. Nous assistons alors à un fait sans précédent : Séve s'avance, altière, vêtue de noir, traverse le terrain et s'arrête devant Bayoc et lui indique la direction des gradins supérieurs soleil. Notre brave homme s'exécute en laissant là sa fidèle serpillère désormais orpheline. Quelle tristesse mes aïeux!!  On se serait cru dans un livre d'Hector Malot. 17 bières plus tard, nous retrouvons Bayoc qui avait retrouvé sa poilue enmanchée (la serpillère NDLR) et donnait rendez-vous le 2 mars où les arbitres ne le reconnaitront pas, vu qu'il sera déguisé en homme invisible!!!

 

 

Heureusement il y a Findus!

 

L'actu du week-end fait la part belle aux lasagnes à la viande de cheval! Bucarest, Chypre, Amsterdam, Castelnaudary, Londres, il en a fait des kilomètres le petit cheval!! Peut-être même plus que quand il était en vie! Pourtant le cheval est bon pour la santé, ça contient du fer; moi-même j'ai trouvé un fer à cheval dans un steack... Chers amis comment reconnaître une viande de cheval? Et bien quand vous irez chez Marie-Laure acheter du steack, munissez-vous d'un aimant, passez-le sur les boites de steack, si la boite vous suit, c'est du cheval...

 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Petit kouize des Coteaux du Luy                                  05-01-13

 

 

-Mon 1er est une basketteuse des Coteaux du Luy*

 

-Mon second est une conjonction de coordination

 

-Mon 3ème est un liquide riche en calcium

 

-Mon tout est un plat qui pris le soir, laisse l'infortuné consommateur éveillé toute la nuit...

 

*je suis l'ainée des joueuses

 

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

                                                                                    08-12-12

 

Il est 22h08, je sors du Hall Mantois où les filles de l'équipe 2 ont disposé de Roquefort de 15 points. Dehors, ça pèle! Je démarre ma voiture : il y a "Jour de rugby" à Canal à 22h30. Je mets la radio sur "France Bleu Gascogne", la défunte Radio glandes...  

Au micro, je reconnais la voix familière de Fernand Pujos; Ah! me dis-je, je vais savoir ce qu'il s'est passé à Toulouse. Et en effet : RRRRRRRésultats

EuuuuuuuuuuuuBasket nationale féminine 2 EUUUUUUUU les Montoises battent Basket Landes Espoirs EUUUUUUU 60 AAAAAAAAA 54.... Il est 22h16.... Fernand en remet une couche :

ETTTTTTTTTTT Exploit de filles d'Espoir Chalosse qui disposent de Puilboreau èèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèè (il change) èèèèèèèèèè 68-62. L'entraineur EUUUUUUUèèèèèAAAAAAA Coustal doit être aux anges après leur titre de championnes de Nationale 3 ETTTTTTTT retrouvent le haut du tableau.... Il est 22h24 et toujours pas de nouvelle de Toulouse! Jour de Rugby approche dangereusement. Ah oui! J'oubliais : c'est mon troisième tour sur la route du remembrement (5 kms). Allez vas-y Fernand!! ça repart :

WWWWWWWWWater-Polo : Givors 89 bat Reims : 11-10 ça été chaud§ Tennis de table nationale 2 AAAAAAAAAaaEEEEEIIIIOOOOOOOUUUU... relâche... il est 23h51.

37 ème tour du remembrement!!!

AAAAAAAAAAAéééééééééèèèèèèè Nationale 3, voici les eeeeeèèèèèèéééé résultats des Clubs Landais :

AAAAAAAèèèèèèèéééééé Toulouse Basket Club recevait ce soir les Coteaux du Luy EEEEEEEAAAAAA BIP BIP BIP BIP BIP mon Bluetooth! Sur l'écran : Philippe Darribère : -4!! Dommage!!!

Je termine mon 41 ème tour. Il est minuit. Et la radio me vantait, un truc débile qui m'ennuyait...sur la route de Menphis (bis)

A la place du mort un chien loup, me jetait un regard un peu fou... Sur la route de Menphis (bis) (refrain). Je viens vers toi, tu m'att.....

 

Enfin, je suis chez moi, il fait bon, je mets Canal.... Ah non! Nous sommes le second samedi du mois... Pas de bol ce soir...

 

Ce texte est à lire avec des lunettes 3 D...

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Drame en cuisine                   

 CLB - Castel-Gaujacq                                                   01-12-12

 

Il est 23h10, le banquet d'après-match bat son plein. A cette occasion, la commission "boustifaille" avait mis au menu : Garbure royale, jeune ruminant au piment d'Espelette (Axoa! A tes souhaits... NDLR), Tubercules du jardinier, Tome des estives, Douceur de Gascogne, Café, Vins de différentes couleurs. Les digestifs seront pris au Callejon...

A table ça baffre sec! Le match et le froid ont fait tourner les concasseurs dans le vide, l'appétit a fait le reste. Entre deux éclats de rire selon qu'on soit Luycontin ou Castel-Gaujacois, l'axoa excellent fait la joie des palais. Oui mais voilà, ce plat est très consommateur de pain, et outre le fait de remplir les estomacs, il a aussi le don de vider les huches à pain... En cuisine, le drame se dessine, Marilys voit son stock de pain fondre vitesse grand V. On téléphone au boulanger, à sa femme (voir Marcel Pagnol), à la chambre régionale des métiers de bouche, à la ligue européenne des droits de l'homme, rien n'y fait : à cette heure là, un boulanger ça roupille, un point c'est tout!

Mais au coeur de la nuit Luycontine, le miracle a eu lieu : Jésus, un gars qui rentrait de Cauterets avec douze potes à lui, et qui se rendait à une noce à Cauna, a vu de la lumière et s'est arrêté. Marilys lui dit : "c'est le ciel qui t'envoie!". Il lui répond : "tu crois pas si bien dire". Il tend la main, et dans un nuage de fumée apparait Bayoc, les bras chargés de pain! Le banquet a continué, il y en a même qui en ont repris...

Ce joli conte de Noël s'arrête là, moi, je m'en vais prendre un doliprane.

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Les "Dieux" du stade                                                   26-11-12

 

On connaissait le calendrier des rubgymen du Stade Français, avec leurs poses subjectives. Et voici que dans le dernier LBM, quelques...membres...Luycontins paraissaient dans le plus simple appareil, dans une photo support d'une fête de classe, avec, pour cacher ce que la décence interdit de montrer, divers objets allant d'une plaque de mousse jusqu'au 357 magnum... Kiki Farthouat, un des joyeux acolytes a dit que c'était pour cacher les "poignées" d'amour... J'ai compris pourquoi, la belle Christelle était éperdument amoureuse de son mari... Quand au reste, si c'est pour faire comme Adam et sa feuille de vigne, un... brin de persil aurait suffi...

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

Le vol A F 86-73 ne répond plus.                           CLB- ASCH

                                                                                  20-10-12

 

L'humeur était au beau fixe à la table de presse peu avant le match. A gauche le pilote, capitaine Darribère ancien d'Alitalia et à droite, capitaine Cazaubieilh, pilote New Holland Airlines, au milieu, le navigateur qui enregistre les données de vol. Et pour le côté glamour, deux hôtesses, Martine et Chantal en cabine. Données météo : tempête, fortes pluies, plafond 600 pieds... 20h00 décollage, l'avion paraît en surcharge; le naviagteur est invité à suivre un régime...20h20, l'avion traverse un cumulo-nimbus : coordonnées :20-23...

Vol difficile. 20:37 : attaque terroriste d'un nouveau type : après s'être inoculé le virus de la grippe hispano-asiatico-prionaire, le sujet chante "Papa est pompier à Paris" en postillonant, à tue-tête... Ca s'enrhume de partout. Latitude :31-47... Tout-à-coup, l'enregistreur de vol se bloque 14 minutes; latitude :55-69... L'avion pique du nez... et disparaît des radars. Position 73-86...On retrouvera le joyeux équipage à 3h00 du matin au bar de l'escadrille...

 

J.-Louis Simon

 


Luy de Lacoustouille

                                                                                  CLB - REAL

                                                                                   06-10-12

 

Comme à l'accoutumée, avant d'envoyer les messages à la presse, nous nous devons de passer par le ou les présidents afin de connaitre leurs avis, ce qui est normal...

Un de nos deux co-présidents a embrassé la noble voie de l'agriculture...et à cette saison, il est pilote de moissonneuse-batteuse. Au moment qu'avait choisi le correspondant pour appeler, notre brave gentleman-farmer était occupé et a répondu :"Rappelle moi, je suis en train d'arracher les poils au derrière de la batteuse..." Au siècle dernier, les femmes armées de "fléaux" étaient aussi appellées batteuse..." M. le Président, traîtez votre machine à la cire...

 

J.-Louis Simon


Luy de Lacoustouille

                                                                            CLB - Colomiers

                                                                                 22-09-12

La fringale à Lolo :

N'ayant pu faute de temps, prendre sa collation d'avant match, le vaillantissime capitaine Luycontin a été pris de fringale à la mi-temps du match. On connait les effets dévastateurs de ce syndrome qui peuvent aller jusqu'à la syncope! Connaissant l'appétit du client, Bayoc est parti à la recherche de la denrée énergétique. Allait-il trucider quelques vollailles si communes dans le coin, ou un lapin de garenne gambadant de façon imprudente trop prés du hall? Bien sûr que non.

Mais une demie-baguette a été nécessaire.

La carte à Pem :

On n'y croyait plus; et puis, samedi soir, une demie-heure avant le match, à la grande joie de ses amis de Monségur et d'aileurs, on a vu le légendaire ailier Mantois, aux contre-attaques dévastatrices prendre sa carte d'abonné! Il a déjà donné rendez-vous au cop pour la défaite du Réal.

 

J.-Louis Simon